Le Théâtre Fêlé

(514) 928-1864

.

Momo

« Errer afin de mieux rêver »

Description

Origine du projet

Je m’appelle Talia Hallmona. C’est un prénom d’origine grecque, patronyme de la muse du théâtre et de la poésie. Je suis née à Alexandrie d’un père égyptien copte et d’une mère d’origine italienne et grecque ! Je suis arrivée au Québec, à Laval à l’âge de 8 ans. Quand je suis arrivée au Québec, j’étais une enfant. Les premiers huit mois que j’ai vécu dans mon pays d’accueil sont un trou noir. Je ne me rappelle de rien. Et je ne suis pas le seul enfant d’immigrant ou réfugié qui a vécu cette amnésie. J’étais dans un état d’errance. Plus tard, j’ai appris que cette perte de mémoire était une façon, pour mon cerveau, de se protéger devant tous ces changements. Je changeais de maison, d’école, d’amis, de famille, de paysage, de nourriture, d’odeurs, de textures, de repères.

Grâce aux différents projets de médiation de Théâtre Fêlé, je rencontre beaucoup d’adolescents et d’enfants issus de l’immigration. Certains d’entre eux ont vécu ce « blackout » comme moi. Momo est né en quelque sorte de «Blackout».

Résumé de la pièce

Momo, un chameau en peluche, se retrouve coincé sur les rives de Baie-Comeau devant Chantal l’orignal, une pancarte routière malcommode, rêvant de devenir un orignal en chair et en os. Momo veut rentrer à la maison, mais il a oublié où il résidait. Pour Chantal, c’est évident : « Tu prends l’autobus jusqu’à l’aéroport de Montréal et tu prends l’avion pour le Maroc, l’Égypte, l’Arabie ou l’Afrique. » Momo n’est pas certain. Chantal décide donc de l’accompagner. Lors de cette épopée, Chantal et Momo vivront de folles aventures en parcourant les différentes régions du Québec jusqu’à presque la ville. Momo réussira-t-il à rentrer à la maison? 

 

Crédits

L'équipe de conception artistique de ce projet est en constitution.

Réplique

«MOMO: Je m’appelle Momo le chameau. Cha. Meau. Deux syllabes. Deux bosses. Depuis des mois, mon frère, je marche. Je me suis rendu jusqu’au bout de la route, jusqu’à ce que mes deux bosses se soient vidées de leur eau.»